Chez la femme

On croit souvent à tort que la femme est la seule responsable des troubles de fertilité d’un couple. L'infertilité de la femme n’est en cause que dans la moitié des cas. Il est donc important que les deux membres du couple fassent un bilan de fertilité pour pouvoir en déterminer l’origine. Chez la femme, les dysfonctions ovulatoires et les dysfonctions des organes reproducteurs (utérus, trompes de Fallope, cavité pelvienne) sont parfois à examiner.

Dysfonctions des organes reproducteurs (facteur pelvien)

On estime que la moitié des femmes ayant de la difficulté à concevoir ovulent tout à fait normalement. Les problèmes sont plutôt d’ordre physique et affectent les organes reproducteurs.

  • Puisque les spermatozoïdes doivent pénétrer dans les trompes de Fallope pour féconder l’ovule, il importe de vérifier si elles sont intactes et perméables en réalisant un examen, l'hystérosalpingographie ou l'hystérosalpingosonographie. L’obstruction des trompes est le plus souvent une conséquence d’une infection transmissible sexuellement.
  • L’endométriose est causée par la croissance ectopique de cellules endométriales qui composent la muqueuse utérine. Ces excroissances, à l’extérieur de l’utérus, peuvent affecter le fonctionnement des ovaires et des trompes de Fallope. En plus de l'infertilité, les saignements abondants, les menstruations et les relations sexuelles douloureuses sont quelques autres symptômes provoqués par cette inflammation.

Les dysfonctions ovulatoires (débalancement hormonal)

  • Le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) est la plus fréquente des dysfonctions ovulatoires. Un taux d’insuline élevé dans les ovaires stimule la sécrétion d’une hormone mâle, l’androgène. Ce débalancement hormonal se caractérise par des menstruations irrégulières, une pilosité augmentée et une présence d’acné. À l’échographie, on peut apercevoir des nombreux follicules immatures.
  • Un stress soutenu, une perte ou un gain de poids rapide ainsi qu’une activité physique soutenue intense peut compromettre la sécrétion des hormones nécessaires à la reproduction.
  • La ménopause prématurée est un désordre grave causé par un épuisement prématuré des follicules ovariens. Ils ne produisent plus d’œstrogène, ni d’ovules matures.
  • Le mauvais fonctionnement de la glande thyroïde augmente les risques d’infertilité et de fausse couche.
  • Une sécrétion anormalement élevée de prolactine, hormone qui favorise la production de lait, empêche l’ovulation. La sécrétion de cette hormone est habituellement stimulée par l’allaitement régulier d’un bébé. Dans certains cas, ce sont des pathologies cérébrales qui peuvent expliquer sa présence élevée dans le sang.